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Fraude informatique: l'"hacktivisme" sanctionné
par le juge suisse. 28/05/99
Le juge
d'instruction du Canton de Vaud (Suisse) a voulu montré l'exemple dans l'affaire
qu'il a eu connaître concernant l'intrusion dans le réseau informatique d'une
entreprise et d'une université zurichoises et la détérioration de données par
un étudiant de l'EPFL.
Outre la condamnation de l'étudiant à 15 jours de prison avec sursis et à fr.
1'000. (francs suisses) d'amende, le juge a ordonné la publication électronique
de la décision sur le site Web de l'État de Vaud pour montrer que le "hacking"
peut conduire à des poursuites pénales concrètes.
Bases de données : condamnation de l'exploitation sur
le web de données extraites d'une base électronique. 25/05/99
Le tribunal de commerce de Paris a considéré, dans un jugement
du 7 mai 1999, que l'utilisation dans un site web des données extraites
d'une base électronique par un abonné est illicite, le contrat d'abonnement
excluant la diffusion à des tiers.
Par contre, le tribunal a mis hors de cause le fournisseur d'hébergement du
site web incriminé, estimant que celui-ci n'est tenu par aucune disposition
de vérifier le contenu des informations dont il permet la circulation et appréciant
la promptitude avec laquelle il avait fermé le site dès sa connaissance du litige.
Dénomination et noms de domaine : la diffusion du site
personnel "norwich-union-france.com" peut se poursuivre.
19/05/99
Le tribunal de grande instance de Bordeaux, dans son ordonnance
de référé du 12 mai 1999, n'a pas fait droit à la demande de la société
Norwich Union France qui voulait obtenir la fermeture du site web personnel
utilisant sa dénomination sociale, ainsi que la radiation du nom de domaine
"norwich-union-france.com" détenu par l'auteur du site.
Le tribunal a estimé que l'existence du trouble manifestement illicite n'était
pas établie, l'auteur du site personnel assurant la promotion des produits de
Norwich Union, sans pour autant exercer une concurrence déloyale ou agir de
façon parasitaire. Par ailleurs, il a retenu que l'utilisation du nom de domaine
"norwich-union-france.com" résultait d'un accord tacite entre les
parties.
Marques et noms de domaine : le site ratp.org ne sera
pas réactivé. 14/05/99
Le Président du tribunal de grande instance de Paris, statuant en référé
le 3 mai 1999, a ordonné l'interdiction de réactiver le site ratp.org. Ce
site utilisait, sans autorisation, les marques de la RATP en les associant à
des propos critiques. Le magistrat a considéré que la question de savoir si
ces propos constituaient une simple parodie relevait de l'appréciation des juges
du fond.
Contenus illicites : l'exploitation de photos pornographiques
sans le consentement de l'intéressée constitue une infraction à la loi "informatique
et liberté". 10/05/99
La Cour
d'appel de Nîmes a confirmé la décision du tribunal
correctionnel de Privas du 3 septembre 1997. Elle retient ainsi l'argumentation
du tribunal qui avait déclaré la loi du 6 janvier 1978, dite "Informatique,
fichiers et libertés", applicable aux images numérisées à caractère pornographique.
Les juges d'appel ont cependant supprimé la peine d'emprisonnement, tenant compte
du fait que le prévenu n'avait jamais été condamné.
Noms de domaine : la réservation sans exploitation
ne vaut pas usage de la dénomination. 10/05/99
L'enregistrement d'un nom de domaine ne constitue pas à lui seul une antériorité
permettant de combattre le dépôt postérieur d'une marque. C'est ce qu'a décidé
une Cour d'appel fédérale américaine, le 22 avril 1999. Le conflit opposait
deux sociétés américaines qui revendiquaient des droits sur la dénomination
"moviebuff": la première avait enregistré le nom de domaine en 1996,
avant le dépôt de la marque en 1998 par la deuxième, mais n'avait exploité le
site correspondant qu'en 1999. C'est cette date que les juges ont retenu pour
déterminer la titularité des droits sur la dénomination.
Dans cette décision, les juges ont également affirmé que l'insertion d'une marque
dans les métatags d'un site Internet constitue un acte de contrefaçon.
Vitrine électronique : l'exclusion de la vente des
produits sur Internet devra être précisée dans le contrat. 10/05/99
Le tribunal
de commerce de Pontoise vient de débouter le concédant d'un contrat de distribution
sélective, considérant qu'il n'y avait pas lieu à référé. Il a estimé que même
si le contrat ne prévoit pas expressément la commercialisation en ligne des
produits, cette modalité récente doit être considérée comme s'ajoutant aux moyens
traditionnels de vente.
Ainsi, toute personne qui souhaite exclure la vente sur Internet de ses produits,
devra, à l'avenir, si cette décision est confirmée, modifier ses contrats afin
de prévoir expressément cette exclusion.
Noms de domaine : le titulaire de la marque débouté
dans l'affaire Alice. 05/05/99
Après l'ordonnance de référé et son infirmation par la Cour d'appel, le tribunal
de grande instance de Paris a rendu sa décision
au fond, le 23 mars 1999. Il a estimé qu'il n'y avait pas contrefaçon de
la marque "Alice" ni concurrence déloyale portant atteinte à la dénomination
"Alice" par l'enregistrement du nom de domaine "alice.fr".
Les juges ont appliqué le principe de spécialité en retenant que les deux sociétés
ont des activités distinctes permettant ainsi à la marque et à la dénomination
sociale de coexister sans risque de confusion pour la clientèle du titulaire
de la marque. Par ailleurs, les juges ont estimé que la concurrence déloyale
n'était pas prouvée puisque la société titulaire de la marque ne démontrait
pas l'usurpation fautive, le prénom "Alice" étant communément utilisé.
Noms de domaine: halte aux usurpations de marques !
04/05/99
L'organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) vient de communiquer
son rapport sur les mesures à prendre pour lutter contre l'utilisation frauduleuse
des marques sur Internet. Les pirates ("cybersquatters") enregistrent
des noms de domaines identiques aux marques dont ils ne sont pas les titulaires,
obligeant ainsi les véritables propriétaires à racheter le nom de domaine. Le
rapport propose cinq mesures, parmi lesquelles la création d'un système administratif
de règlement des conflits, afin de réduire les délais et coûts de procédure,
et l'obligation pour les déposants de noms de domaine de fournir des indications
fiables et exactes, afin de pouvoir les contacter. La sanction du non-respect
de cette dernière mesure serait l'annulation du nom de domaine. L'OMPI prévoit
également l'établissement, par l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names
and Numbers), d'une liste des marques réputées qui ne pourront être enregistrées
par un internaute quelconque.
Protection des données personnelles : enfin un avant-projet
de loi. 04/05/99
Plus d'un an après la publication du rapport Braibant sur la transposition de
la directive européenne sur la protection des données personnelles, une première
ébauche d'un projet de loi émerge du ministère de la Justice. Le cabinet de
la Chancellerie a transmis au Premier ministre un avant-projet de loi. Les conseillers
techniques de Matignon vont l'examiner et, d'ici la fin mai, déterminer si le
travail interministériel peut commencer ou si le texte doit être modifié. Le
projet de loi pourrait être communiqué au Conseil d'Etat à l'automne prochain
pour être présenté en conseil des ministres à la fin de l'année et au parlement
en l'an 2000.
Noms de domaine : le rapport final de consultation
de l'OMPI publié. 03/05/99
Le Ministère du commerce américain avait invité l'Organisation mondiale de la
propriété intellectuelle (OMPI) à engager un processus "équilibré et transparent,
auquel participeront les propriétaires de marques et les membres de la communauté
de l'Internet qui ne sont pas propriétaires de marques". après l'audition
de nombreux experts du monde entier et la publication de 3 rapports intérimaires,
l'OMPI vient de publier le rapport final intitulé "The management of Internet
names and adresses : intellectual property issues".
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