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Les avocats du net

 
 


 

Actualités

vendredi 29 novembre 2019
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Un an de prison ferme pour usurpation d’identité et cyberharcèlement

 

Une femme vivant aux Etats-Unis a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison ferme pour usurpation d’identité et harcèlement moral en ligne. La sévérité de la sanction s’explique par la gravité des faits mais aussi en raison de la non comparution et de la non représentation par un avocat de la prévenue à l’audience.
Une ancienne professeure de philosophie avait créé un site internet dédié à la culture chinoise sur lequel elle avait publié une critique négative d’un livre. Bien mal lui en a pris. Suite à cette parution, elle a reçu de nombreux courriels de l’autrice lui reprochant le contenu de son commentaire et la menaçant de porter plainte. La prof de philo, conciliante, lui a annoncé qu’elle allait corriger sa critique et lui a proposé la publication d’un droit de réponse. Mais cela n’a en rien calmé l’autrice mécontente qui lui a envoyé près de 500 emails en tenant des propos malveillants et insultants, revendiquant même le fait de pratiquer le « cyberbullying ». Mais ce n’est pas tout. Cette dernière a écrit des courriers et des emails au lycée de la prof de philo désormais à la retraite pour salir sa réputation. Elle a, par ailleurs, usurpé son identité pour lui faire tenir de propos antisémites dans de faux messages. Toujours sous cette fausse identité, elle a publié des messages haineux sur des sites tels que actualitte.com ou figaroclassified.fr, en les commentant elle-même sous le pseudo Etats-Unis. Tous ces agissements destinés à ternir la réputation de la prof de philo ont eu pour effet de la plonger dans la dépression. Cette dernière a néanmoins porté plainte et des investigations ont été menées sur commission rogatoire par la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) et ont permis d’identifier l’auteur de tous ces actes malveillants, alors même qu’AOL et Facebook avaient refusé de communiquer les données en leur possession.