En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookie.
J'accepte.En savoir plus, paramétrer et ou s'opposer à ces cookies.
 
 

Les avocats du net

 
 


 

Jurisprudence : Vie privée

vendredi 22 juin 2007
Facebook Viadeo Linkedin

Cour de Cassation Chambre sociale Arrêt du 30 mai 2007

The Phone House / Christopher B.

vie privée

Sur le moyen unique :

Vu les articles 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, 9 du code civil, 9 du nouveau code de procédure civile et L. 120-2 du code du travail ;

Attendu, selon l’arrêt attaqué, que Christopher B., engagé le 5 décembre 2001 par la société The Phone house en qualité de responsable de centre, a été licencié pour faute grave le 13 novembre 2002 ;

Attendu que pour juger le licenciement sans cause réelle et sérieuse, la cour d’appel a retenu que les deux messages électroniques du 16 avril 2002 adressés par Christopher B. à une de ses collaboratrices sur le lieu de travail ne comportant aucun élément professionnel, constituent de la correspondance privée ; qu’il n’appartient pas à l’employeur de prendre connaissance des messages personnels émis ou reçus grâce à l’outil informatique mis à la disposition du salarié pour son travail ;

Qu’en statuant ainsi, sans rechercher si les fichiers ouverts sur le matériel mis à sa disposition par l’employeur avaient été identifiés comme personnels par le salarié, la cour d’appel n’a pas donné de base légale à sa décision ;

DECISION

Par ces motifs :

. Casse et annule, dans toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 21 avril 2005, entre les parties, par la cour d’appel de Versailles ;

. Remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Versailles, autrement composée ;

. Condamne Christopher B. aux dépens ;

. Vu l’article 700 du nouveau code de procédure civile, rejette la demande de la société Phone house services telecom ;

. Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l’arrêt cassé.

La Cour : M. Gillet (président)

Avocat : Me Blanc, SCP Waquet, Farge et Hazan

Notre présentation de la décision

 
 

En complément

Maître Blanc est également intervenu(e) dans les 6 affaires suivante  :

 

En complément

Maître Farge et Hazan est également intervenu(e) dans les 55 affaires suivante  :

 

En complément

Maître SCP Waquet est également intervenu(e) dans les 55 affaires suivante  :

 

En complément

Le magistrat Gillet est également intervenu(e) dans les 10 affaires suivante  :

 

* Nous portons l'attention de nos lecteurs sur les possibilités d'homonymies particuliérement lorsque les décisions ne comportent pas le prénom des personnes.